Entretien avec Dr Jérôme Munyangi sur les essais de vaccins en Afrique et possibilités d’investir dans la santé

Entretien avec Dr Jérôme Munyangi sur les essais de vaccins en Afrique -investir dans la santé

Ce 10 avril à 21h00,  j’ai eu le plaisir de partager une discussion avec un invité spécial; le docteur et chercheur Jérôme Munyangi. Depuis le confinement, j’ai pris à coeur d’ouvrir une réflexion élargie sur cette période incroyable de l’histoire que nous vivons.

Comme vous le savez, au moins la moitié de la planète est confinée depuis quelques semaines à cause du nouveau coronavirus appelé plus communément le COVID19. Dans ce contexte, les défis étaient nombreux tant au niveau sanitaire qu’au niveau psychologique. Sans compter sur une communication totalement ratée de la majorité des états. J’ai même pu lire ça et là que les dirigeants et leur saga avaient plus d’attraction que Netflix.

Bien sûr quand on parle de crise sanitaire, on pense tout de suite aux pays dans le système de santé est déjà défaillant, pour ne pas dire inexistant. Je vous passe les détails sur les pronostiques que nombreux ont déjà fait pour le seul continent que le coronavirus a épargné le plus… jusqu’ici.

Dans ce contexte donc, je disais, il s’organise des tables rondes. Il est évident que pour moi, le fil rouge reste le même; l’Afrique. Et ce que nous avons tous entendu sur les essais de vaccins en Afrique était choquant. Nous avions besoin d’en parler avec un expert qui connait le terrain…

QUI EST LE DOCTEUR JÉRÔME MUNYANGI ?

Le Docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées. Il travaille depuis plus de 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante en République démocratique du Congo (RDC), 3ème pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique. Ses recherches démontrent l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les chinois se soignent depuis plus de 2000 ans, pourtant l’OMS et d’autres organisations internationales s’opposent à son utilisation, la France et la Belgique l’interdisent et le sujet crée la polémique alors que le fléau continue de s’abattre sur les populations concernées.

Selon le dernier rapport de l’OMS, le World Malaria Report 2018, toutes les 2 minutes, un enfant de moins de 5 ans meurt de cette maladie guérissable.

MALARIA BUSINESS

En 2015, Il a commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent en relations avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui s’installent un peu partout en Afrique. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. Il a résisté à plusieurs attaques depuis 2015, puis il a été empoisonné comme cela a été clairement dit dans le documentaire Malaria Business[1], et dans la presse en 2017.

Sources: Jérôme Munyangi : « L’Artemisia est la solution pour l’Afrique

Paludisme : un chercheur congolais se réfugie en France, s’estimant inquiété pour ses travaux

Paludisme – Jérôme Munyangi: «L’Artemisia est la solution pour l’Afrique

VOIR LA VIDÉO ENQUÊTE POUR COMPRENDRE LE “MALARIA BUSINESS”

Malaria business : les laboratoires contre la médecine naturelle ?

Initiateur de la pétition :

« Exigez le Respect des lois éthiques de l’Essai du Vaccin RTS,S chez les Enfants Africains ».

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En résumé, un des combats à l’origine de la pétition 

En 2015, la société pharmaceutique GSK a proposé à l’OMS le premier médicament africain, antipaludéen. Le vaccin a commencé avec 16.000 enfants mais les premiers résultats ont commencé à inquiéter la communauté scientifique: 

  • Taux élevé de méningite, malaria cérébral (risque d’être invalide toute la vie), au moins 150 enfants sont décédés après avoir reçu ces vaccins. Et sur cette proportion,  plus de filles sont décédées. L’OMS a présenté ce vaccin comme un vaccin de routine et donc obligatoire. Alors que c’était un essai clinique. Quand on vous présente ça comme une obligation, vous ne signez pas de consentement → Violation des droits humains. 
  • Après cela, les résultats ont été publié dans des revues scientifiques. Ensuite ils ont demandé à l’OMS la transparence des donnés. Quand un scientifique doute de tes résultats, la loi t’oblige à donner accès à ses résultats, l’OMS n’a jamais répondu à cette question. 
  • 2018… pas de réponse. Ils n’ont pris aucune responsabilité. Pas d’indemnisation pour les familles touchées, car elles ne savent pas par où commencer. 
  • 2019, l’OMS recrute encore 720 000 enfants. On ne comprend pas comment on peut augmenter le nombre d’enfants alors même que le premier essais n’était pas concluant. Et c’est là que la pétition voit le jour. 

→ On demande donc 2 choses: 

  • Côté scientifique : accès aux données scientifique
  • Côté juridique : indemnisations des familles touchées. L’OMS doit reconnaître qu’il a violé des lois éthiques et indemnisés les citoyens. ça se fait partout au monde. Les sociétés traduisent en justice pour un cas seulement. Mais pourquoi les africains peuvent mourir par millier sans que rien ne se fasse. 

Il est reproché également à l’OMS, la mise en danger de la population africaine car les gens n’auront plus confiance aux vaccins alors que ce ne sont pas les vaccins le problème, le problème ce sont les tests faits sans qu’il y ait un “consentement éclairé”. 

Quelle est l’étape suivante après la pétition ? 

Nous allons clôturer cette pétition. Nous l’adresserons à l’OMS. Nous ne sommes pas contre les vaccins, mais nous nous opposons aux essais qui se font sur la population africaine. Les gens doivent être libres d’accepter ou refus un essais. La pharmacovigilance permet de rapporter les effets secondaires. Ainsi, si on découvre que le produit penche plus sur les risques, il sera retiré du marché. Il n’en existe pas en Afrique. Après avoir vacciné, ils partiront sans se retourner. 

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Appel à projet

Quelles sont les pistes thérapeutiques adaptées au système de santé défaillants ?

→ Il faudra suivre la vidéo 

Docteur, ou-est-ce qu’on peut trouver vos publications ? 

→ Elles sont essentiellement publiées sur des sites scientifiques et ne sont pas accessibles à tous. Je suis ouvert à des collaborations pour créer une plateforme informative. Je vous fournirai les données avec grand plaisir.

Dans votre qualité de docteur, dans quel domaine conseilleriez-vous les gens de s’investir ? (pour en savoir plus regardez la vidéo)

Le domaine de la santé est vide. Les gens qui vendent des médicaments en Afrique ce sont des petites sociétés qui deviennent de millionnaires après. Les maladies, il n’y en plusieurs. Dans le domaine des plantes médicinales et aromatiques serait pas mal. C’est un domaine vierge en Afrique. On laisse ça entre les mains de charlatans en Afrique. Imaginez que ce n’est pas hygiénique, pas bien présenté,… 

 » Aujourd’hui tout le monde veut des plantes médicinales. »

Oui il y a des faux médicaments, mais que faisons-nous pour contrer ces faux médicaments ? Nous pouvons valoriser les produits naturelles, il ya beaucoup de plantes médicinales sur le continent africains.

La pharmacovigilance, par exemple faire la traçabilité des médicaments. C’est un domaine vierge ! 

Les africains sont aussi très convoités par les firmes pharmaceutique, celles-ci proviennent d’Europe, d’Amérique, d’Asie et de Russie.

Pourquoi le continent africain est-il le terrain préféré des BigPharma ?

  • Les essais cliniques coûtent moins cher sur le continent africains
  • Les institutions sont corrompus et ne contrôlent rien
  • Le suivi n’est pas fait; un seul décès en Europe et votre entreprise est foutue. Alors qu’en Afrique cela fait des année que ça dure. On profite de la vulnérabilité des populations pour les essais de vaccins.
  • Le trafic des médicaments (faux) est également un business très juteux sur le continent. 

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–> Jerome Munyangi Officiel

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